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dimanche 6 octobre 2019

Journal d'écriture #6 : Il neige déjà chez moi !




J’ai hésité pendant une semaine : devais-je relire Au royaume des aveugles… et commencer sa correction ou commencer un nouveau projet ? Et si je démarre un nouveau roman, quelle idée choisir ?
J’ai finalement réussi à me décider ! Je n’ai pas encore choisi de titre mais je sais que mon prochain roman sera de l’horreur. Beau contraste comparée au roman de fantasy que je viens de terminer !
Mon but est de finaliser le plan de ce roman pour pouvoir commencer son écriture pendant le NanoWrimo (finir un roman en 1 mois me changerait de 2 ans de travail). Et du coup, je voulais faire les choses bien !
J’ai donc décidé d’utiliser la méthode du flocon (je vous laisse chercher sur google si vous ne connaissez pas, le temps que j’en fasse un article) ! Et pour m’obliger à m’y tenir, j’ai utilisé le modèle que Scribbook propose, et qui est très bien fait.
J’avais déjà essayé d’utiliser cette méthode mais je n’avais pas du tout aimé. C’était peut-être dû au fait que je connaissais déjà une grande partie de l’histoire ou que mon univers était trop vaste, ce qui m’a peut-être découragé. Pour cette nouvelle histoire, j’ai voulu lui donner une seconde chance et heureusement ! Je suis super excitée de voir qu’en à peine 2 jours mon histoire s’est déjà tellement développée. Je connais mes personnages, le lieu et les enjeux, alors que 48h avant j’avais un vague concept en tête.
Peut-être que le fait que mon histoire soit moins complexe que mon roman de fantasy rend l’utilisation de cette méthode plus facile ou que j’ai besoin de partir de zéro pour qu’elle fonctionne. En tout cas, ça me semble être celle qui convient pour ce projet et je m’éclate !

Un nouveau cycle commence et j’ai tellement hâte de rentrer dans l’écriture de ce roman d’horreur !

jeudi 3 octobre 2019

Journal d'écriture #5 : Bilan de septembre 2019



Jade d’août, j’ai le plaisir de te dire que je peux écrire dans ce bilan de septembre que nous avons terminé le premier jet de notre premier roman Au royaume des aveugles… !

Ca a été un mois intense ! Autant avec la rentrée (et donc la reprise des cours) qu’à cause de cette fin qui n’arrivait jamais. Au début du mois, par rapport à mon rythme et à ce que j’avais imaginé, je pensais que j’aurais terminé cette première version le 16 septembre. Mais ça aurait été trop facile ! Mes deux derniers chapitres font le double de la longueur habituelle, ce qui a considérablement éloigné le moment où j’allais pouvoir mettre un point final à cette histoire.
Je l’ai terminé le 27 septembre (j’ai écrit un article pour fêter ça), un vendredi. J’ai accueilli mon week-end les bras grands ouverts !

Ce mois-ci, j’ai écrit 15933 mots, soit 2039 mots de plus qu’en août. J’ai terminé les 6 chapitres qu’il me restait, même si les deux derniers seront probablement coupés en deux dans la version finale.

En dehors de 4 jours (dont 3 très chargés), j’ai réussi à écrire quotidiennement ! Et ça, malgré la baisse de motivation que j’ai eu après la plus grosse scène de mon histoire (j’en parle ici). J’avais un rythme d’à peu près 600 mots par jour.
C’est peut-être parce que la fin approchait mais j’ai senti que l’écriture venait plus naturellement quand je décidais de m’y mettre. Mon démarrage était moins long et je sentais que j’écrivais avec plus de fluidité, sans trop m’arrêter. Je pense que la discipline que je m’étais imposée depuis août (minimum 20 minutes tous les jours) m’y a aidé.

Pour ce mois d’octobre, je pense préparer le plan de mon nouveau projet (dont j’ignore encore le sujet). J’aimerais préparer ce nouveau roman pour pouvoir le commencer en novembre, pendant le NanoWrimo, et pour réussir à laisser reposer mon premier roman avant sa relecture.

dimanche 29 septembre 2019

Journal d'écriture #4 : Il parait que j'ai terminé le premier jet de mon roman




Je viens de terminer le premier jet de mon roman. Et je suis un zombi.
C’était très bizarre. J’ai écrit pendant une quarantaine de minutes, et puis est arrivé le point final. D’un coup. Cette dernière phrase n’était pas celle que j’avais prévue. Ça me va ! mais ensuite il y a eu cet effet de surprise, ce moment où j’ai réalisé que, bah… j’avais rien d’autre à dire après. Que ça concluait bien. Que j’avais terminé. Et pourtant aucune explosion de joie, pas d’euphorie, même pas un petit sourire.
Quasiment après, j’ai twitté que j’avais enfin terminé mon roman. Mais je n’ai toujours pas réalisé. Je l’ai annoncé aux amis qui étaient au courant de ce projet, et toujours aucun sentiment de joie.
Je ne réalise pas du tout que je viens de mettre un premier point final à mon roman.
J’écris ça 1h après l’avoir terminé, en espérant que mon cerveau comprenne ce qu’il se passe. Mais ça n’a pas l’air de marcher.
J’ai beau me répéter cette phrase « je viens de terminer le premier jet de mon roman » ça s’est passé tellement simplement que je n’arrive pas à en prendre conscience. Je viens d’écrire la fin d’une histoire sur laquelle je travaille depuis 2 ans.
Actuellement, je suis un zombi. Je suis comme ahurie, sonnée. Je suis restée bloquée devant mon document pendant bien 5 minutes, perdue, je ne savais plus quoi faire. Ça a été un travail tellement long d’écrire ce roman qu’au bout d’un moment la fin m’avait semblée inatteignable. Alors, maintenant que j’ai terminé cette si longue ascension, je me retrouve hébétée au sommet de ma montagne, ne sachant plus quoi faire. J’ai grimpé pendant tellement longtemps que j’ai oublié ce que je devais faire ensuite. Je suis tellement abasourdie que j’en oublie toute la joie, l’euphorie qui m’a maintenu motivée tout le long. Je les ai peut-être perdus en chemin…

(2 jours plus tard)
J’ai donc terminé le premier jet de mon roman ce vendredi 27 septembre, à 10h30.
Avec le recul, je pense que si je n’ai pas sauté de joie après avoir mis ce point final, c’est parce que je sais que ce n’est pas du tout encore terminé. Une très grosse phase de correction m’attend, puis la confrontation avec des regards extérieurs (probablement l’étape la plus dure pour mon égo), suivi encore d’une réécriture. Je sais que je n’en verrais le bout que dans plusieurs mois.
Malgré tout, je réalise doucement le gigantesque travail que j’ai déjà fait et j’en suis de plus en fière. Avoir réussi cette première étape me motive énormément pour la suite ! Et l’idée de commencer un nouveau projet me semble moins insurmontable. J’en suis capable. Je l’ai déjà fait.
J’ai réussi !

Quelques statistiques à propos du premier jet de mon roman (en partie fournie par Scribbook) :
Nombre de caractères : 373 086
Nombre de caractères sans espaces : 307 417
Nombre de mots : 65 785
Nombre de pages :  254
Nombre de chapitres : 29
Temps moyen de lecture : 04h23

mercredi 25 septembre 2019

Journal d'écriture #3 : Le blues de la plume




La semaine dernière, j’ai enfin atteint la scène que j’avais en tête depuis presque le début de l’écriture de ce roman. La grande confrontation !
J’avais quelques appréhensions. J’avais peur d’être déçue, de ne pas savoir mettre une bonne ambiance, de ne pas réussir à réécrire tout ce que j’avais en tête. Mais c’est un autre problème qui s’est posé : une fois cette scène si importante et intense écrite, c’est comme si j’avais considéré mon roman terminé.
Comme j’avais rédigé un plan pour mon roman, je savais très bien ce qui allait se passer ensuite, qu’il faudrait au moins un autre chapitre pour conclure tout ça. Mais la motivation avait disparu. Les mots que j’écrivais ensuite me semblaient moins importants, moins utiles. Alors qu’il était impensable que je m’arrête là !
Me mettre à écrire était difficile. J’en avais plus vraiment l’envie, ça me semblait être un peu une obligation qui n’avait pas vraiment de sens.
Le plus difficile a été que je n’ai pas tout de suite compris pourquoi soudainement mon roman me saoulait. J’ai d’abord pensé que c’était d’avoir écrit 1 mois et demi, quotidiennement, qui faisait que je saturais. J’ai eu peur que ce soit un signe que j’avais complètement raté ce roman sur lequel je travaillais depuis presque 2 ans. Et puis, en me rappelant à quel moment ça avait commencé, j’ai compris que c’était cette scène qui m’avait épuisée.
Elle avait tellement tournée dans ma tête, j’en avais tellement d’images, quelques lignes de dialogues étaient déjà écrites. Cela faisait 60 000 mots que je l’attendais. Alors, quand enfin j’ai pu l’écrire, qu’elle a pu prendre place dans mon roman, bah… plus rien. Toute l’adrénaline est redescendue, emportant au passage ma motivation.
10 jours après, je n’ai pas retrouvé la même énergie que j’avais avant cette scène. Mais l’écriture est quand même moins difficile. Je m’accroche à l’émotion que j’imagine lorsque je mettrais un (premier) point final à cette histoire, et ça m’aide à garder le rythme.

Avec le recul, je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. C’est quelque chose que je n’avais jamais imaginé. Et même si, quand c’est arrivé, ça n’a pas été très agréable, j’adore toutes ces sensations par lesquelles me fait passer mon roman, autant avec toutes les surprises que mes personnages me font, que cette relation amour haine que j’entretiens avec cette histoire et dont je découvre l’impact chaque jour.

mardi 3 septembre 2019

Journal d'écriture #2 : Bilan d'août 2019


Ce mois d’août a été le premier mois où j’ai autant écrit et avec autant de régularité. 
Ça a été le mois où j’ai le plus pris mes marques en écriture, avec des habitudes qui se sont doucement mises en place. 
En tout, j’ai écrit 13 894 mots ce mois-ci, soit 7 chapitres. Ça a été un pas énorme pour mon roman, qui n’a jamais avancé aussi vite.
J’ai la sensation de m’être un peu libérée de cette envie de perfection dès le premier jet. Je sais que la relecture se fera plus tard et modifiera énormément de choses, et cette pensée m'apaisait beaucoup lorsque je doutais de mon travail. 
Je suis également très fière de moi d’avoir su garder ce rythme de minimum 20 minutes tous les jours. Je pense surtout à 4 jours qui ont été particulièrement compliqués pour moi au niveau de l’écriture : je n’avais pas du tout envie de m’y mettre, mon histoire me blasait et je mourrais d’envie de mettre ce roman sur pause. Mais je ne l’ai pas fait ! Et c’est pour moi une étape importante vers mon rêve de devenir écrivaine : je sais que je suis capable d’écrire de manière régulière et même si je n'en ai pas du tout envie. Surtout que j’ai finalement toujours dépassé les 500 mots et que je sais que je n’aurais pas à réécrire entièrement ces passages que je pense plutôt bon. 
J’en suis donc maintenant à 49 852 mots pour mon roman Au royaume des aveugles.... J’espère pouvoir écrire dans le bilan de septembre qu’il est (enfin !) terminé.

dimanche 1 septembre 2019

Journal d'écriture #1 : Un long chemin (en votre compagnie)


Écrire un roman, c'est un travail très long. On commence hyper motivé·e, des centaines d'idées en tête. On a le sentiment qu'on va se mettre à écrire, qu'on va être complètement emporté·e dans le flow et qu'on ne se rendra compte que 4h plus tard qu'on a déjà écrit la moitié de notre roman, futur chef d'œuvre. 
Sexy hein ? Mais faux. Du moins, tout ce que j'ai expérimenté avec ma dizaine de tentative pour écrire un roman n'a jamais ressemblé à ça. Je ne savais que très rarement où j'allais, je ne dépassais pas les 5 000 mots (en plusieurs semaines) et ce nouveau "super" projet terminait toujours dans mon dossier d'histoires "En cours" (que je devrais renommer en "Condamnées à jamais n'avoir de fin"). 
Pendant plusieurs années, j'ai préféré écrire des nouvelles, très courtes. C'était rapide, satisfaisant, et ça me permettait de ne pas faire face à toutes mes faiblesses en écriture : des personnages creux, des descriptions inexistantes ne permettant pas au lecteur de pouvoir s’immerger, mais surtout ma difficulté de maintenir une discipline. Rester sur un même projet pendant des mois, voire des années ? Impossible ! Qu'est-ce ce doit être ennuyant, démotivant, fatigant, difficile et interminable. 
Maintenant que j'ai commencé ce nouveau roman, Au royaume des aveugle..., avec cette promesse que je me suis faite de ne passer à une nouvelle histoire que lorsque qu'il sera terminé, je peux avoir un avis basé sur mon expérience. Eh bien, ça l'est. Encore une fois, ce n'est que mon expérience mais ces 42 000 premiers mots m'ont donné du fil à retordre. Combien de scènes j'ai commencé en voulant déjà retourner sur YouTube, activité beaucoup plus intéressante que de décrire cette grotte pourtant si importante à mon histoire. Combien de fois j'ai voulu laisser tomber, en me disant que de toute façon ça n'intéressera personne, que même si c'est pour m'entraîner, pour faire quoi ensuite ? Devenir écrivaine ? Bien sûr ! Comme si j'en étais capable… Tous ces moments où je me suis donnée une petite claque mentale pour au moins ouvrir mon document texte et essayer de continuer ne serait-ce qu'un petit peu ce projet. Et, le pire, c'est que ça me semble interminable ! Aujourd'hui, j'ai encore 10 chapitres à écrire, alors que 19 sont déjà terminés. J'ai l'impression que je n'en verrais jamais la fin (même si je la connais). Surtout que terminer la rédaction ne veut pas dire que le lendemain, je retrouve mon roman en librairie. Il faut le relire, rajouter tous les détails dont j'ai pris note tout le long de la rédaction, corriger toutes les fautes d'orthographe, reformuler toutes les phrases écrites avec un petit manque de concentration, puis trouver des bêta-lecteur·rice·s, prendre en compte leurs commentaires, à nouveau modifier ce qui ne va pas. Et je n'ose même pas décrire toutes les étapes pour tenter d'être publié·e. Bref, je souffre.
Et pourtant, qu'est-ce que c'est plaisant dans ces moments de productivité de voir qu'on a déjà écrit deux chapitres en une semaine (ce qui est énorme pour moi !). Le plaisir de se rendre compte que ça fait 1h30 qu'on écrit sans avoir vu le temps passer. Et même si c'est très frustrant de bloquer sur un détail, un dialogue, une scène qui ne paraît pas convenir, passer des jours à y réfléchir, lorsqu’enfin on a l'idée qui débloque tout, il y a ce côté grisant qui me fait adorer l'écriture. J'adore écrire. Et même si l'idée de ce roman remonte à 4 ans et qu'elle ne me plaît plus autant qu'avant, je suis tellement fière d'avoir atteint ce chiffre ! 42 000 mots c'est le quadruple de la plus longue histoire que j'avais écrite jusque-là. Et je sais que, lorsque je l'aurais terminé, même si c'est la pire histoire que l'on puisse lire, je serais fière de mettre un point final à mon roman et de pouvoir me dire : "je suis capable d’écrire un roman".

Ce blog est là pour suivre ma progression en écriture et dans mon projet d’être un jour publiée. Je veux y rendre compte de mes difficultés, mes erreurs peut-être, mon parcours et de tout ce que j’aurais appris en sillonnant ce long chemin que vit un roman, né dans ma petite chambre en secret et qui, je l’espère, terminera sa vie dans votre bibliothèque.
J’espère qu’écrire ce blog me motivera et que, grâce à lui, je pourrai avoir des échanges intéressants, qui m’enrichiront, et faire des belles rencontres.